Retour sur la soirée sur la gestion des déchets inertes

Le recyclage des déchets inertes dans le Jura... et pourquoi pas ?

Cette soirée d'information et d'échange co-organisée par Jura Nature Environnement et le Plateau Débat public s'est déroulée le mardi 25 novembre à Montmorot.

La participation de 29 personnes et le nombre important de structures représentées sont révélateurs d'un intérêt au sujet de la problématique du recyclage des déchets du BTP dans le Jura.

Structures représentées : Conseil régional de Franche-Comté : Brigitte Monnet, conseillère régionale, Conseil général du Jura : Marie-Odile Mainguet, Conseillère générale & Aurélie Boutaud, Chargé de mission,  DDT du Jura : Cyril Mouillot, ECLA : Pierre Grosset, vice-président en charge de l’environnement, CC région d’orgelet : Franck Girod, vice-président de la protection de l’environnement et de l’assainissement, Commune de Montmorot : André Barbarin, maire,  Commune de Lons-le-Saunier : Jacques Lançon, conseiller municipal délégué à l’environnement,  CAPEB : Jean-Luc Tisseuil, secrétaire général, Bourgogne recyclage : Christophe Barbier, Rudologia : Selma Karal,  Jura Nature Environnement (13 bénévoles et/ou adhérents), Association de défense de la vallée de la Vallière, etc.

Structure excusée : SYDOM du Jura

Après une rapide présentation de l’état des lieux réalisé au printemps 2014 par JNE sur la gestion des déchets inertes et les perspectives, en partenariat avec le CG39, l’organisation donne la parole aux différentes structures et personnes présentes.

Le bilan de ces échanges est résumé ci-dessous.

L’enjeu est important (75% des déchets sont des déchets BTP) et l’objectif de 70% de valorisation des déchets non dangereux de construction et de démolition d’ici 2020 est encore très loin.

Les filières de Responsabilité Elargie du Producteur (REP) ne s’appliquent pas aux déchets du BTP et pourtant le plan déchets 2014-2020 prévoit de mobiliser les professionnels du BTP dans le tri et le recyclage de leurs déchets en prônant la reprise des déchets professionnels du BTP par les distributeurs de matériaux et plus de matériaux recyclés utilisés dans le BTP.

Au niveau local les acteurs directs déplorent un modèle économique non viable et se renvoient la balle, les animateurs de la compétence ne sont pas dynamiques sur le sujet (CG) et le citoyen de base est beaucoup mieux informé sur les autres déchets que sur les enjeux ou ses obligations lorsqu’il est donneur d’ordre pour de la construction ou de la démolition/réfection d’un bâtiment, par exemple.

Cependant des actions ont été entreprises : 18 ou 19 ISDI de différentes vocations ouvertes au tiers ou réservées à l’entreprise, des carrières ouvertes au dépôt contrôlé, une charte signée par les acteurs, un système BIPE en place au concept intéressant mais qui s’essouffle et qui s’étouffe. Le rôle des déchetteries est remis en question (gratuité limitée et pas de tri à la source). La demande de contrôle sur chantier est posée.

Quelques pistes d’action émergent :

Donner une information lors du dépôt des dossiers de demandes d’autorisation à construire Prévoir des lots déchets dans les appels d’offre ou les devis des particuliers Continuer la chasse aux décharges sauvages qui favorisent les tricheurs (ex concret de la vallée de la Vallière) Assurer la gratuité des apports de déchets après nettoyage de dépôts sauvages par les associations de bénévoles Ajouter une goutte d’huile financière dans la filière du recyclage BTP à l’instar des filières REP Informer dans les écoles des métiers du BTP Analyser le cycle de vie des matériaux (traçabilité) et le cout énergétique de leur transformation Scinder la production des déchets et leur transport Le problème de l’animation dynamique du domaine est clairement posé. Certains acteurs sont conscients du problème mais agissent en ordre dispersé et déplorent un modèle économique non viable. Le plan départemental devrait servir de déclencheur. Le Conseil Général est-il motivé pour jouer ce rôle ? Il faut aussi ajouter des acteurs tels que les vendeurs de matériaux notamment. La communication du citoyen doit faire partie de cette dynamisation à construire.

La stratégie est pourtant assez évidente :

Relancer le comité de suivi (CG) Associer tous les acteurs Prévoir un plan de communication tous publics relayant des actions simples d’information et de prévention avec implication des associations Travailler un business plan du recyclage avec les professionnels concernés Contrôler les décharges sauvages (Etat) Contrôler les appels d’offre BTP sur le lot déchets (Etat) Jura Nature Environnement se donne pour mission d’accompagner toute initiative allant dans le sens d’une organisation raisonnée de cette filière.

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